Texte Libre

Mais qu'est ce que c'est?

C’est un joyeux bazar issu d’un atelier journal.
Chaque semaine, un groupe se réunit, muni de feuilles et de stylos, de beaucoup de mots et d’imagination. Autour de ces instants de rencontre et d’échanges, des textes émergent : abécédaire poème, article, recette…
Ce blog sert de journal de bord à l’atelier, il permet de partager ces mots griffonnés, ces textes rapportés ou crées par les participants de l’atelier.
De temps en temps, au-delà du numérique, un journal sera édité regroupant ainsi ces écrits. Et permettant à chacun de conserver une trace … manuscrite.
Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 14:19

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par atelier journal - Publié dans : Quatre coins
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 14:58

 

Février, un beau mois cette année-là de 1986. Il faisait froid ce fameux jour de carnaval.

Comme à chacun, tous les enfants étaient excités. Nous en parlions depuis le mois de décembre, c’était un sacré projet pour les enfants.

Mes deux petits jumeaux étaient comme d’habitude heureux, énervés, pressés de voir le jour arriver.

Il fallait trouver une idée. Cela aurait été pour eux l’occasion de se différencier( chose qu’ils nous ont souvent reprochés) et pourtant cette fois-là encore ils eurent le même réflexe, la même idée, et le même souhait.

Nous voilà donc partis chez leur mamie qui allait, comme souvent, nous aider dans la confection de leur costume et les voilà tous les deux transformés en Batman (c’était force jaune et force bleue).

J’étais naïve, je n’avais pas compris encore que ce serait un bon prétexte à la bagarre, et à celui qui vaincrait l’autre.

Et par la suite,les carnavals se réitérèrent d’année en année, l’occasion de déguster les savoureuses crêpes, c’était sympathique. Les copains, copines étaient toujours fidèles au rendez-vous, et ce fut ainsi un rituel.

Aujourd’hui, les enfants ont grandi, ont quitté le nid et sans le savoir, j’ai repris goût au déguisement et à la fête, lorsque nous organisons avec nos amis de superbes soirées à thème.

Mes deux chères têtes blondes sont dans mon cœur à jamais, et dans les moments difficiles que j’ai pu traverser notamment lorsque je fus hospitalisée ici, ce sont eux qui m’ont le plus réconfortée à ma grande surprise. Je me doutais bien qu’ils m’aimaient, mais là ils me l’ont montré chacun à leur manière et c’était attendrissant et des moments intenses.

Ce qui me fait plaisir, c’est que j’avais arrêté depuis longtemps de feuilleter des albums pour éviter les souvenirs quelquefois douloureux , alors que cette image m’a transportée dans de beaux moments. Ferais-je enfin la paix avec le passé et ne garderais-je que les bons moments ?

Ce serait le meilleur travail que je puisse faire sur moi-même, positiver car finalement des bons moments j’en ai vécus.

Brigitte.

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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 14:47
Sous une nuit étoilée, Jean se rend à la piscine; Située dans le parc de la villa de son riche oncle, chez qui il est en vacances pour l’été. Pourquoi ce bain en pleine nuit? Tout simplement parce que Jean n’arrive pas à dormir, depuis qu’il a vu quelque chose d’extraordinaire par la fenêtre de sa chambre, en début de soirée. Il a en effet vu une fusée monter vers le ciel. Et, au même instant, une fée nommée Clochette est venue jusqu’à la fenêtre… Elle est venue pour lui parler, et lui révéler un secret: cette fusée n’est autre que celle des « élohims », venus sur terre, et repartis discrètement. Ces extraterrestres, qui dirigent l’univers, préparent la fin du monde tel que nous le connaissons actuellement. La fée est partie sans donner trop de précisions, si ce n’est une information capitale: Jean a été sélectionné par les « élohïms » pour une mission qui lui sera confiée ultérieurement, dans le cadre de la prochaine fin du monde. Quand on sait cela, on comprends aisément que Jean n’arrive pas à s’endormir, et qu’il ait préféré se rafraîchir, sous cette belle nuit étoilée d’été, dans la piscine de son oncle. Jean se disait que l’eau fraîche de la piscine allait le réveiller, le sortir d’un drôle de rêve… Mais il ne dormait pas lorsqu’il a vu la fusée et la fée Clochette. Ce n’était donc pas un rêve. Si ce n’était pas un rêve, serait-ce un épisode hallucinatoire? C’est peut être ce que penseront les plus rationnels. Mais non, jean n’avait consommé aucune drogue, et il est en parfaite santé, tant sur le plan cérébral que mental. Alors qu’il nage dans l’eau fraîche, Jean acquiert peu à peu la conviction que ce qu’il a vu est bien vrai, que c’était réel. Jean en vient à être persuadé que le monde est dirigé par les « Elohïms », que la fin du monde est pour bientôt, et qu’il aura un rôle à jouer, une mission, lors de cet évènement. Mais quelle mission? Jean l’ignore encore …
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 14:38

Une calèche de la belle époque

En arrière plan on devine une foule qui observe passer la calèche.

Il doit s’agir d’une cérémonie officielle de la 3eme république, dans les années 1900, peut être la fin du 19eme siècle, le tout début du vingtième.

Une cérémonie officielle à cause du caractère majestueux du lieu, ses grandes fenêtres et ses énormes colonnades.

Un homme en uniforme à l’arrière plan suggère que cela se passe en France.

Les queues de pie, les hauts de formes les chapeaux des dames et les crinolines signent « la belle époque « 

Celle de la république triomphante, des alliances improbables, de la bourgeoisie au pouvoir, de l’emprunt russe et du scandale de Panama; celle ou l’argentine était pays de cocagne, l’Amérique adolescente.

Ces alliances contre nature, de la France démocrate avec l’autocratique Russie des Tsars, de la fin de l’influence des monarchistes au parlement.

Cette France en pleine contradiction avec la montée des socialismes, la grogne des anarchistes, gouvernée pourtant par des conservateurs la plupart du temps.

C’est l’image de cette France qui hésite entre régime parlementaire et présidentiel tant la constitution est vague et peut prêter à interprétation.

C’est encore cette France de l’entente cordiale avec l’ennemi héréditaire « la perfide Albion » devant la menace germanique et l’obsession de l’alsace - lorraine.

C’est toujours l’image de la France qui s’enrichit malgré les grèves sanglantes des pays viticole du Sud et des mineurs de Carmaux; de la stabilité du franc et de l’essor des colonies.

C’est enfin l’image d’une France qui porte en elle les germes de toutes ses contradictions présentes et à venir;

Qui se veut universaliste, parfois sociale, souvent cohabitationniste.

C’est celle de Jules Ferry et de l’école laïque, de la journée de 8h, mais aussi des déportation de syndicalistes par centaines en guyanne, en nouvelle Calédonie.

« La belle époque » drôle d’époque en vérité et tout sauf belle.

C’est l’époque revancharde qui prépare la guerre sans s’en donner vraiment les moyens, qui condamne à tort le capitaine Dreyfus, trouvant son exutoire en Indochine, au Sénégal au Soudan Français - et ses limites aussi.

Cette France qui va au théâtre, à l’opéra, qui exporte son art de vivre et sa mode, Sarah Bernart et les frères Lumières, la tour Eiffel jusqu’à l’improbable Opéra de Manaus au cœur des jungles amazoniennes.

C’est l’époque qui a la nostalgie de sa grandeur passée, de Louis XIV à Napoléon, qui rêve de frontières naturelles du Rhin au Pyrénées sans se donner les moyens d’y arriver tant elle se disperse en conflits d’intérêts, en objectifs contradictoires.

Et pourtant on ne veut en retenir que ses messieurs - dames en calèche…Moi je me demande combien étaient ils à rouler en calèche? combien étaient ils dans les usines et les fabriques? Mais ce n’est pas sur la photo.

 

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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 14:11

Sous une nuit étoilée, je m’installe au pied de l’arbre. Les branches sinueuses forment une voûte au dessus de ma tête. Confortablement allongée sur le sol encore tiède, je me détends, l’herbe tendre rend ce lit très douillet. La nuit noire m’enveloppe, dans son grand manteau, elle me protège. Mon regard scrute le ciel, il se pose quelques instants sur une étoile scintillante puis une autre. C’est une belle nuit d’été. Un faisceau lumineux clignote tiens il me fait un clin d’œil, c’est peut être une fusée ou bien un avion. Je n’y connais pas grand-chose en astronomie il y a paraît-il des histoires de grande ourse et d’autres plus petites. Seule l’observation me fascine. Je ressens parfois toute l’immensité du ciel, cela me semble infini.

Autour de moi, le silence, seul le moteur de la piscine ronronne au loin. Dans l’herbe, de la poudre de perlimpinpin brille juste à mes pieds. Une fée nommée Clochette me rend-t-elle visite ? Plongée dans mon imagination, j’y perds tout mon latin. Je m’approche de plus prêt ce ne sont que des vers luisants. Ils tracent le chemin du retour. Douce nuit sous le toit céleste.

Am.

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